Nu toate, doar cateva dintre cele mai des intalnite:
- omul foloseste doar 10% din creier (legenda urbana)
- ghimbirul are proprietati afrodisiace (nu exista dovezi stiinifice)
- unghiile si parul continua sa creasca si dupa moarte (iluzie)
- racelile sunt provocate de frig (confuzie intre corelatie si cauza)
- mancarea si bauturile "light" ajuta la slabit (publicitate mincinoasa)
- homeopatia e o medicina naturista (atunci si apa chioara la fel)
- pamantul e rotund (de fapt e elipsoid, punctul cel mai indepartat de centrul terrei nu e Hymalaia ci muntele Chimborazo, in Ecuator)
- Insectele "calugarite" (Mantis religiosa) isi devoreaza partenerul (rar si doar in captivitate)
- distanta intre Pamant si Luna e constanta (oscileaza si se mareste)
- Desertul Sahara e locul cel mai uscat de pe pamant (de fapt e desertul Atacama)
- Topirea icebergurilor face sa creasca nivelul marii (fals demonstrat de Arhimede)
- exista o placa de cativa mii de km de deseuri de plastic in oceanul pacific (exista dar nu e vizibila cu ochiul liber)
- palmierul e un copac (e iarba)
- putem fi in totalitate inghititi in nisip miscator (tot Arhimede, nu ne putem ineca intr-o materie mai densa decat corpul uman)
- tiparnita a fost inventata de gutenberg (chinezii in secolul IX)
- ploaia poate fi provocata artificial (ne-dovedit stiintific)
- Spiritul poate avea efect asupra materiei (ne-dovedit stiintific, Emoto si geller nu-s decat niste sarlatani)
- Intr-o zi va fi posibila comunicarea prin telepatie (fantasma)
- nimic nu e mai solid decat firul panzei de paianjen (legenda)
- intr-o zi vom putea calatori in timp (in teorie ceva ceva e posibil dar o calatorie dus intors nu)
- dinozaurii au disparut (pasarile sunt inca aici)
- locuitorii Insulei pastelui au distrus padurile de pe insula (factori climatici)
- oamenii preistorici traiau in caverne (rar)
- piramidele din egipt au fost construite de sclavi (muncitori)
- exista un blestem al mormantului lui Tutankamon (legenda urbana)
- cifrele "arabe" au fost inventate de arabi (de fapt, de indieni)
dimanche 4 septembre 2011
lundi 22 août 2011
Din nou la drum: spre Corsica
Un altfel de vestul salbatic:
http://vacantainvestulsalbatic.blogspot.com/2011/06/din-nou-la-drum-spre-corsica.html
http://vacantainvestulsalbatic.blogspot.com/2011/06/din-nou-la-drum-spre-corsica.html
vendredi 29 juillet 2011
dimanche 20 mars 2011
Millénium, polar entre originalité et conformisme
Le succès mondial de Millénium
Emblème du renouveau littéraire scandinave, en filigrane des commentaires sur le Salon du livre consacré aux Lettres Nordiques, en vedette d’un feuilleton sur France Culture pendant le mois de mars, Millénium s’est imposé comme un incontournable du roman contemporain suédois. De fait, ce « polar addictif, au supense insoutenable », comme l’annonce le 4e de couverture du livre édité par Actes Sud, est un « succès phénoménal dans le monde entier ».
Intrigué par cette exaltation collective, je me suis intéressé aux ingrédients utilisés par Stieg Larsson pour le tome 1 de la trilogie, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes.
Un beau pavé. Couverture noire, illustration mystérieuse : de trois quart, la tête d’une adolescente, semble-t-il, nous regarde. Son visage sans grâce surmonte un torse invisible entouré d’une ceinture de petites têtes féminines reliées entre elles par une cordelette à la façon de Jivaros. L’intrigue promet d’être criminelle, intrigante, mystérieuse. Et longue, très longue : sept cent six pages écrites en petits caractères.
L’amateur de littérature sait que son temps est compté. L’inventaire des grands livres aujourd’hui disponibles donne le vertige, tant il y a à lire, à relire. S’embarquer dans Millénium est comme prendre une place pour une longue traversée dont on espère tout le long qu’elle tiendra ses promesses. Seul l’intérêt de la destination pourra justifier le temps passé à bord. Or il s’agira ici d’heures ou de jours. La question est donc légitime : faut-il prendre le temps de lire Millénium ?
Attention, pour apporter des éléments de réponse à cette interrogation je devrai dévoiler certains éléments essentiels de l’histoire. Avis aux futurs lecteurs…
Un polar, deux quêtes
Mais le livre est un polar peu ordinaire. Sa structure surprend : elle surabonde de précisions, met sous les yeux du lecteur des cartes géographiques et un arbre généalogique, fait intervenir de nombreux protagonistes. Ceux-ci mettent en soin particulier à s’emparer de la parole pour de longues causeries, auxquelles répondent patiemment d’autres personnages tout aussi diserts. Les dialogues, dans Millénium, occupent des pages entières.
Ce foisonnement, et la richesse qu’il fait supposer, impriment un rythme particulier à la narration. Pendant plusieurs dizaines de pages, l’on se demande en vain ce qui fait le prix de cette histoire menée sur un rythme lent, parsemée de redites et redondances. Le lecteur est mis devant un dilemme très concret : faut-il abandonner la lecture ? Difficile, tant la promesse est grande. La promesse d’une aventure extraordinaire dont on espère trouver la substance dans les chapitres qui restent. Comment renoncer à aller au bout de la vérité, quand la réputation du livre est si extraordinaire ?
Alors, il faut bien poursuivre tant bien que mal, supporter la description de cet univers maussade où lentement, très lentement, au prix de multiples digressions, prend forme l’issue de la double quête.
Une fois le lourd bouquin refermé l’on se prend à réfléchir à cette histoire. Elle promettait d’être étrange. Certes, elle contient des mystères, des meurtres, des coups de théâtre. Et elle comporte des aspects originaux : les personnages ne sont pas des jeunes premiers, bien au contraire. Le héros est dans la quarantaine avancée. Il partage en toute transparence sa maîtresse « officielle » avec le mari de celle-ci. Une autre de ses amantes est proche du 3e âge. La jeune surdouée n’est pas un éblouissant top model, mais au contraire une fille effrayante de maigreur, sans les attributs qui plaisent d’habitude aux personnages de polars. Elle a pourtant déjà eu plusieurs dizaines de partenaires.
Cette rupture des moules conventionnels soulève l’attention, et le succès du livre lui doit certainement beaucoup.
On ne peut s’empêcher néanmoins de ressentir une impression mitigée. Le contenu formel du roman donne le sentiment d’être composé d’idées déjà vues.
Par exemple, l’on apprend dans le dernier tiers que Harriet, l’adolescente disparue dans les années 1960, n’est en réalité pas morte. Mais, à la vérité, quel lecteur ne s’en doutait ? Qui n’a pas rapidement conclu qu’un meurtre sans cadavre cachait en fait la fuite ou l’enlèvement de l’intéressée bien vivante ?
Le criminel est quant à lui l’un des principaux suspects, à savoir un membre de la famille Vanger. Or, la surprise eût été qu’il ne le fût pas. Certes, il n’y a pas eu un meurtrier mais plusieurs, comme dans Le crime de l’Orient-Express. Les familles de meurtriers ne sont pas non plus chose exceptionnelle pour les amateurs du genre.
L’assassin est, comme dans la quasi-totalité des films et romans criminels depuis 30 ans, un serial killer. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin, ce tueur en série exécute ses victimes selon des principes bibliques. Et il et a aménagé sa cave en une salle de torture. Larsson se complaît ici dans la plus parfaite orthodoxie.
Et ce n’est pas tout. Le héros, malmené par notre si original criminel, est secouru par sa jeune amie au moment même où il allait rendre l’âme. Cette jeune fille est une geek surdouée et asociale, mais au bon cœur. Bien entendu, Mikeal Blomkvist couche avec elle, comme avec les deux autres principaux personnages féminins.
Tous les industriels sont des méchants, que ce soit le patron véreux qui fait emprisonner le journaliste ou l’oncle de la disparue qui insiste pour que la vérité ne soit pas publiée.
Le personnage de Lisbeth Salander sait, en trois minutes chrono, entrer dans n’importe quel ordinateur verrouillé par mot de passe, maîtrise parfaitement plusieurs langues, possède une mémoire photographique, est capable de trafiquer son deux-roues comme d’installer en un temps éclair un système de surveillance électronique. Une petite génie clairvoyante et surdouée. S. Larsson, intéressant pour sa peinture de mœurs décalées, tombe dans un conformisme exacerbé quand il s’agit des ressorts de l’histoire.
L'invraisemblance des fleurs séchées
Ce regret ne saurait faire oublier un grave défaut de ce récit : son invraisemblance.
Je renvoie ici au mystère insondable exposé dès prologue de Millénium, l’affaire des fleurs séchées. Chaque premier novembre, Henrik Vanger reçoit par la poste une fleur séchée sous cadre. L’expéditeur est inconnu. La provenance du mystérieux colis peut varier : Stockholm, Londres, Paris, Copenhague, Londres, Madrid, Bonn, Pensacola aux États-unis.
Vanger sait que cet envoi anonyme a un lien avec la jeune fille disparue, qui offrait traditionnellement une fleur séchée à son oncle pour son anniversaire. Alors, pourquoi un tel colis après qu’Harriet n’a plus donné signe de vie ? Est-ce une vengeance contre le vieil homme ? La police se déclare impuissante à enquêter. Il n’existe aucun moyen de remonter à l’expéditeur de ce colis annuel.
En partant de ces quelques éléments, qui n’aurait pas l’idée élémentaire de consulter la liste des suspects – grosso modo l’ensemble des membres de la famille Vanger – pour savoir lesquels étaient en mesure de voyager, et de poster année après année la fleur pressée sous verre et encadrée depuis différentes villes à travers le monde ?
Cet examen sommaire aurait permis d’identifier Anita Vanger, installée à Londres depuis les années 1970, et qui travaille pour une compagnie aérienne. Est-il crédible que le vieil Henrik Vanger, qui a passé une partie de son existence à réfléchir à la disparition de sa nièce, ne fasse pas le lien entre le métier d’Anita, ses nombreux déplacements impliqués par son métier, et la provenance des colis ? Peut-on croire une seule seconde que le commissaire de police si impliqué dans la résolution de l’affaire ait négligé une telle piste ? Le métier de chef d’escale à la British Airways d’Anita était pourtant de notoriété publique. L’information est donnée par la bouche même de sa sœur dans la première partie du livre (p. 289).
L'ange sans la bête
Mais il y a plus. L’auteur échoue à exploiter la noirceur grandissante de ses personnages positifs. Il y avait là un sujet en or : ceux qui combattent au nom des principes de civilisation adoptent, en pleine conscience, les procédés de leurs ennemis.
Ainsi, Lisbeth Salander n’hésite pas à violer la vie privée de ceux qu’elle estime être des « salopards ». Et Stieg Larsson s’emploie à défendre son héroïne. Il se pose en partisan d’une pratique somme tout positive, et légitimée par les faits.
p. 419 « … moi aussi j’ai des principes qui correspondent à ton comité d’éthique. J’appelle ça le principe de Salander. D’après moi, un fumier est toujours un fumier et si je peux lui nuire en déterrant des saloperies sur lui, c’est qu’il l’a mérité. Je ne fais que lui rendre la monnaie de sa pièce. »
Pour l’héroïne de Larsson, le salopard l’est par essence. Quoi qu’il puisse faire, aucun rachat n’est possible. Dès lors tout est permis : viol de la vie privée, usurpations, manœuvres visant à l’élimination physique par des tiers. Juger arbitrairement et supprimer les individus nocifs est un procédé habituel des dictatures. Il faudrait « éliminer la pomme pourrie avant qu’elle contamine le panier ».
Salander met en pratique le rêve de tous les totalitarismes, la maison de verre qui nie le droit à la vie privée. Dès la page 159, sa morale est explicite : « Tout le monde a des secrets. Il s’agit simplement de découvrir lesquels. »
Tout le monde s’engouffre dans la boîte de Pandore désormais béante. Blomkvist, « héros équilibré », non seulement admet les pratiques de Salander, mais se promet de les utiliser à ses fins personnelles.
« Mikael décida de demander à Lisbeth Salander de procéder sur Borg, quand l’occasion se présenterait, à l’une de ses si subtiles enquêtes sur la personne. Rien que pour la forme. » p. 691
Le dénommé Borg est un journaliste que notre héros n’apprécie pas. L’inimitié personnelle justifie ici que l’on puisse lancer des « enquêtes subtiles » - entendez : intrusions dans l’intimité pour constituer un dossier à charge. Voilà le sympathique Mikael devenu aussi « salopard » que ses adversaires. A son notoire insu et, ce qui est plus préoccupant, au probable insu de l’auteur du roman qui dresse jusqu’à l’ultime page un portrait flatteur de son justicier sans tache. Faudrait-il voir l’expression d’une tentation totalitaire chez Stieg Larsson ?
Stieg Larsson, histoires de style
J’ouvre le livre au hasard. Page 613. Je recopie :
« Ils se levèrent vers 10 heures, prirent une douche ensemble et s’installèrent dans le jardin pour le petit-déjeuner. Vers 11 heures, Dirch Frode appela et dit que l’enterrement aurait lieu à 14 heures et demanda s’ils avaient l’intention d’y assister.
- Je ne pense pas, dit Mikael.
Dirch Frode demanda à pouvoir passer vers 18 heures pour un entretien. Mikael dit qu’il n’y avait pas de problème. »
Et cela continue, tout au long du tome. Comme l’on ne lit éventuellement pas Stieg Larsson pour son style aérien, et que l’emploi du temps heure par heure des personnages est de la plus cinglante vacuité, l’on se demande l’intérêt d’un tel fatras que l’on croirait recopié du rapport plat et sans âme d’un gratte-papier besogneux.
A la vérité, ces phrases sans ressort et alignées avec complaisance font penser à un procédé pour tirer à la ligne, enfiler les paragraphes et les chapitres. Il serait possible de les retirer sans craindre de nuire à la structure générale de l’ouvrage. C’est dire à quel point elles sont inutiles, tant et si bien que le contenu formel de ces quelques centaines de pages se révèle en définitive bien plus faible que l’épaisseur du volume ne le laisse supposer.
L’impression est renforcée par un style souvent étrange. Beaucoup d’adverbes, des expressions bizarres, comme p. 334 : « elle dévora ses sandwiches nocturnes ». Sandwiches nocturnes ? Certes, on comprend tous les mots de cette locution, dont le sens paraît clair. Mais l’expression sonne faux. On ne dira pas, que je sache, « je mange un steak diurne » à la place de « en plein jour, je mange un steak ». Il s’agit peut-être d’un particularisme suédois que les traducteurs ont tenté de restituer en français, sans grande fortune dans ce cas.
Ailleurs, page 182, on trouve la phrase « Mikael versa un peu de lait dans une soucoupe, que son invité ne tarda pas à laper ». La tournure sans être absolument incorrecte n’est pas très heureuse. Il est recommandé de ne pas séparer « que » de son antécédent. Une phrase plus correcte, à défaut d’être plus intéressante, pourrait être construite ainsi : « Dans une soucoupe, Mikael versa un peu de lait que son invité ne tarda pas à laper ».
Ce n’est sans doute pas grand-chose, dira-t-on. Certes. Mais l’accumulation de ces petites anicroches ne fait qu’accroître au fil de la lecture le sentiment d’avoir sous les yeux un livre mal écrit, ou mal traduit. Le style emprunte parfois au langage familier, sans que l’utilité de cet usage ne soit flagrante (p. 563 : « elle sortit se balader pour balancer discrètement l’ordinateur dans l’eau sous le pont ». Pourquoi « balancer » et non « jeter » ?).
Terminons la revue de style en soulignant les banalités dont Stieg Larsson n’a pas jugé bon de se défaire : « On aurait dit qu’elle avait le pressentiment d’une catastrophe à venir » (p. 498). Lisbeth Salander quand elle monte à l’attaque : « Elle montra les dents comme un fauve. Ses yeux étaient noirs et brillants. » (p. 552).
Honnête et sans génie
Alors, Millénium 1 « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes » est-il un mauvais roman ? Non, sans qu’il ne soit un chef d’œuvre pour autant. C’est un polar dans la bonne moyenne du genre, certainement pas un sommet de la littérature.
Son problème, qui est aussi sa valeur en quelque sorte, est qu’il donne au lecteur du genre ce qu’il est en droit d’attendre. Une énigme, une enquête, du sang et du sexe, un vilain serial killer et un vilain patron, un happy end. Mais aussi : des personnages inattendus et somme toute bienvenus dans l’univers tant codifié du polar.
Faut-il prendre le temps de lire Millénium ? Les amateurs d’inattendu seront déçus. L’amoncellement de méandres, de détails inutiles et de fausses pistes dont l’auteur parsème le texte cache en réalité un solide conformisme.
Ceux qui auront prêté l’oreille sans discernement aux dithyrambes ont seront pour leurs frais : à défaut de sommet littéraire, voici un polar honnête et bien long, qui ne parvient en aucune façon à sublimer le genre.
Post scriptum 1 : la traduction
Une fois cet article en cours d’achèvement, je prends connaissance de la polémique qui opposa le critique Jacques Drillon aux traducteurs de Millénium en 2008. Ici : http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20080417.BIB1159/millenium-a-tu-et-a-toi.html . Cela me conforte dans l’idée que la traduction n’est pas irréprochable, même si J. Drillon a relevé d’autres « bourdes » que celles que je cite plus haut. Voir aussi la réponse des traducteurs sur la même page.
Post scriptum 2 : la tentation totalitaire de Stieg Larsson
Par ailleurs, j’apprends dans l’Express que Stieg Larsson (http://www.lexpress.fr/culture/livre/les-enfants-de-millenium_822924.html) s’était engagé en 1977 auprès des rebelles du Front populaire de libération en Erythrée, et désirait léguer ses biens à section communiste d'Umeea, en Suède. L’on comprend mieux la tentation totalitaire que j’avais cru entrevoir – sans doute à juste titre - en lisant Millénium.
Emblème du renouveau littéraire scandinave, en filigrane des commentaires sur le Salon du livre consacré aux Lettres Nordiques, en vedette d’un feuilleton sur France Culture pendant le mois de mars, Millénium s’est imposé comme un incontournable du roman contemporain suédois. De fait, ce « polar addictif, au supense insoutenable », comme l’annonce le 4e de couverture du livre édité par Actes Sud, est un « succès phénoménal dans le monde entier ».
Intrigué par cette exaltation collective, je me suis intéressé aux ingrédients utilisés par Stieg Larsson pour le tome 1 de la trilogie, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes.
Un beau pavé. Couverture noire, illustration mystérieuse : de trois quart, la tête d’une adolescente, semble-t-il, nous regarde. Son visage sans grâce surmonte un torse invisible entouré d’une ceinture de petites têtes féminines reliées entre elles par une cordelette à la façon de Jivaros. L’intrigue promet d’être criminelle, intrigante, mystérieuse. Et longue, très longue : sept cent six pages écrites en petits caractères.
L’amateur de littérature sait que son temps est compté. L’inventaire des grands livres aujourd’hui disponibles donne le vertige, tant il y a à lire, à relire. S’embarquer dans Millénium est comme prendre une place pour une longue traversée dont on espère tout le long qu’elle tiendra ses promesses. Seul l’intérêt de la destination pourra justifier le temps passé à bord. Or il s’agira ici d’heures ou de jours. La question est donc légitime : faut-il prendre le temps de lire Millénium ?
Attention, pour apporter des éléments de réponse à cette interrogation je devrai dévoiler certains éléments essentiels de l’histoire. Avis aux futurs lecteurs…
Un polar, deux quêtes
Faute de preuves, le journaliste Mikael Blomkvist, co-fondateur et rédacteur vedette du journal Millénium, vient de se faire condamner à une peine de prison par un patron véreux. Il reçoit une offre d’un industriel à la retraite, Henrik Vanger, qui lui propose des révélations fracassantes sur son adversaire. Mais à une condition : enquêter au préalable pendant une année sur la disparition énigmatique de sa nièce Harriet, il y a plus de quatre décennies.
Provisoirement mis à l’écart de son journal, voilà Blomkvist exilé pendant de longs mois sur les lieux du crime, une petite île de Suède. Là, il tâche de reconstituer l’enchaînement des faits, sous le regard ambigu des nombreux membres de la famille Vanger. De révélation en révélation, le journaliste, aidé par la jeune surdouée Lisbeth Salander, parvient à mettre à jour une vérité stupéfiante qui élucide enfin l’affaire Harriet. Muni des révélations promises par Henrik Vanger, Blomkvist met en accusation définitive le patron qui l’avait fait condamner.
C’est en justicier auréolé des deux exploits – avoir démêlé l’énigme de la disparition et porté la lumière sur les turpitudes du PDG « ripou » - que Mikael Blomkvist reprend la direction de Millénium.
L’histoire de ce polar est à la fois un whodunit (« qui l’a fait ? » ou la recherche du coupable dans une situation inextricable) et une féroce critique sociale. Selon Larsson, les grandes entreprises ne valent pas mieux que la mafia ; leurs patrons sont aussi méprisables que les trafiquants.
Provisoirement mis à l’écart de son journal, voilà Blomkvist exilé pendant de longs mois sur les lieux du crime, une petite île de Suède. Là, il tâche de reconstituer l’enchaînement des faits, sous le regard ambigu des nombreux membres de la famille Vanger. De révélation en révélation, le journaliste, aidé par la jeune surdouée Lisbeth Salander, parvient à mettre à jour une vérité stupéfiante qui élucide enfin l’affaire Harriet. Muni des révélations promises par Henrik Vanger, Blomkvist met en accusation définitive le patron qui l’avait fait condamner.
C’est en justicier auréolé des deux exploits – avoir démêlé l’énigme de la disparition et porté la lumière sur les turpitudes du PDG « ripou » - que Mikael Blomkvist reprend la direction de Millénium.
L’histoire de ce polar est à la fois un whodunit (« qui l’a fait ? » ou la recherche du coupable dans une situation inextricable) et une féroce critique sociale. Selon Larsson, les grandes entreprises ne valent pas mieux que la mafia ; leurs patrons sont aussi méprisables que les trafiquants.
Originalité et poncifs
Mais le livre est un polar peu ordinaire. Sa structure surprend : elle surabonde de précisions, met sous les yeux du lecteur des cartes géographiques et un arbre généalogique, fait intervenir de nombreux protagonistes. Ceux-ci mettent en soin particulier à s’emparer de la parole pour de longues causeries, auxquelles répondent patiemment d’autres personnages tout aussi diserts. Les dialogues, dans Millénium, occupent des pages entières.
Ce foisonnement, et la richesse qu’il fait supposer, impriment un rythme particulier à la narration. Pendant plusieurs dizaines de pages, l’on se demande en vain ce qui fait le prix de cette histoire menée sur un rythme lent, parsemée de redites et redondances. Le lecteur est mis devant un dilemme très concret : faut-il abandonner la lecture ? Difficile, tant la promesse est grande. La promesse d’une aventure extraordinaire dont on espère trouver la substance dans les chapitres qui restent. Comment renoncer à aller au bout de la vérité, quand la réputation du livre est si extraordinaire ?
Alors, il faut bien poursuivre tant bien que mal, supporter la description de cet univers maussade où lentement, très lentement, au prix de multiples digressions, prend forme l’issue de la double quête.
Une fois le lourd bouquin refermé l’on se prend à réfléchir à cette histoire. Elle promettait d’être étrange. Certes, elle contient des mystères, des meurtres, des coups de théâtre. Et elle comporte des aspects originaux : les personnages ne sont pas des jeunes premiers, bien au contraire. Le héros est dans la quarantaine avancée. Il partage en toute transparence sa maîtresse « officielle » avec le mari de celle-ci. Une autre de ses amantes est proche du 3e âge. La jeune surdouée n’est pas un éblouissant top model, mais au contraire une fille effrayante de maigreur, sans les attributs qui plaisent d’habitude aux personnages de polars. Elle a pourtant déjà eu plusieurs dizaines de partenaires.
Cette rupture des moules conventionnels soulève l’attention, et le succès du livre lui doit certainement beaucoup.
On ne peut s’empêcher néanmoins de ressentir une impression mitigée. Le contenu formel du roman donne le sentiment d’être composé d’idées déjà vues.
Par exemple, l’on apprend dans le dernier tiers que Harriet, l’adolescente disparue dans les années 1960, n’est en réalité pas morte. Mais, à la vérité, quel lecteur ne s’en doutait ? Qui n’a pas rapidement conclu qu’un meurtre sans cadavre cachait en fait la fuite ou l’enlèvement de l’intéressée bien vivante ?
Le criminel est quant à lui l’un des principaux suspects, à savoir un membre de la famille Vanger. Or, la surprise eût été qu’il ne le fût pas. Certes, il n’y a pas eu un meurtrier mais plusieurs, comme dans Le crime de l’Orient-Express. Les familles de meurtriers ne sont pas non plus chose exceptionnelle pour les amateurs du genre.
L’assassin est, comme dans la quasi-totalité des films et romans criminels depuis 30 ans, un serial killer. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin, ce tueur en série exécute ses victimes selon des principes bibliques. Et il et a aménagé sa cave en une salle de torture. Larsson se complaît ici dans la plus parfaite orthodoxie.
Et ce n’est pas tout. Le héros, malmené par notre si original criminel, est secouru par sa jeune amie au moment même où il allait rendre l’âme. Cette jeune fille est une geek surdouée et asociale, mais au bon cœur. Bien entendu, Mikeal Blomkvist couche avec elle, comme avec les deux autres principaux personnages féminins.
Tous les industriels sont des méchants, que ce soit le patron véreux qui fait emprisonner le journaliste ou l’oncle de la disparue qui insiste pour que la vérité ne soit pas publiée.
Le personnage de Lisbeth Salander sait, en trois minutes chrono, entrer dans n’importe quel ordinateur verrouillé par mot de passe, maîtrise parfaitement plusieurs langues, possède une mémoire photographique, est capable de trafiquer son deux-roues comme d’installer en un temps éclair un système de surveillance électronique. Une petite génie clairvoyante et surdouée. S. Larsson, intéressant pour sa peinture de mœurs décalées, tombe dans un conformisme exacerbé quand il s’agit des ressorts de l’histoire.
L'invraisemblance des fleurs séchées
Ce regret ne saurait faire oublier un grave défaut de ce récit : son invraisemblance.
Je renvoie ici au mystère insondable exposé dès prologue de Millénium, l’affaire des fleurs séchées. Chaque premier novembre, Henrik Vanger reçoit par la poste une fleur séchée sous cadre. L’expéditeur est inconnu. La provenance du mystérieux colis peut varier : Stockholm, Londres, Paris, Copenhague, Londres, Madrid, Bonn, Pensacola aux États-unis.
Vanger sait que cet envoi anonyme a un lien avec la jeune fille disparue, qui offrait traditionnellement une fleur séchée à son oncle pour son anniversaire. Alors, pourquoi un tel colis après qu’Harriet n’a plus donné signe de vie ? Est-ce une vengeance contre le vieil homme ? La police se déclare impuissante à enquêter. Il n’existe aucun moyen de remonter à l’expéditeur de ce colis annuel.
En partant de ces quelques éléments, qui n’aurait pas l’idée élémentaire de consulter la liste des suspects – grosso modo l’ensemble des membres de la famille Vanger – pour savoir lesquels étaient en mesure de voyager, et de poster année après année la fleur pressée sous verre et encadrée depuis différentes villes à travers le monde ?
Cet examen sommaire aurait permis d’identifier Anita Vanger, installée à Londres depuis les années 1970, et qui travaille pour une compagnie aérienne. Est-il crédible que le vieil Henrik Vanger, qui a passé une partie de son existence à réfléchir à la disparition de sa nièce, ne fasse pas le lien entre le métier d’Anita, ses nombreux déplacements impliqués par son métier, et la provenance des colis ? Peut-on croire une seule seconde que le commissaire de police si impliqué dans la résolution de l’affaire ait négligé une telle piste ? Le métier de chef d’escale à la British Airways d’Anita était pourtant de notoriété publique. L’information est donnée par la bouche même de sa sœur dans la première partie du livre (p. 289).
L'ange sans la bête
Mais il y a plus. L’auteur échoue à exploiter la noirceur grandissante de ses personnages positifs. Il y avait là un sujet en or : ceux qui combattent au nom des principes de civilisation adoptent, en pleine conscience, les procédés de leurs ennemis.
Ainsi, Lisbeth Salander n’hésite pas à violer la vie privée de ceux qu’elle estime être des « salopards ». Et Stieg Larsson s’emploie à défendre son héroïne. Il se pose en partisan d’une pratique somme tout positive, et légitimée par les faits.
p. 419 « … moi aussi j’ai des principes qui correspondent à ton comité d’éthique. J’appelle ça le principe de Salander. D’après moi, un fumier est toujours un fumier et si je peux lui nuire en déterrant des saloperies sur lui, c’est qu’il l’a mérité. Je ne fais que lui rendre la monnaie de sa pièce. »
Pour l’héroïne de Larsson, le salopard l’est par essence. Quoi qu’il puisse faire, aucun rachat n’est possible. Dès lors tout est permis : viol de la vie privée, usurpations, manœuvres visant à l’élimination physique par des tiers. Juger arbitrairement et supprimer les individus nocifs est un procédé habituel des dictatures. Il faudrait « éliminer la pomme pourrie avant qu’elle contamine le panier ».
Salander met en pratique le rêve de tous les totalitarismes, la maison de verre qui nie le droit à la vie privée. Dès la page 159, sa morale est explicite : « Tout le monde a des secrets. Il s’agit simplement de découvrir lesquels. »
Tout le monde s’engouffre dans la boîte de Pandore désormais béante. Blomkvist, « héros équilibré », non seulement admet les pratiques de Salander, mais se promet de les utiliser à ses fins personnelles.
« Mikael décida de demander à Lisbeth Salander de procéder sur Borg, quand l’occasion se présenterait, à l’une de ses si subtiles enquêtes sur la personne. Rien que pour la forme. » p. 691
Le dénommé Borg est un journaliste que notre héros n’apprécie pas. L’inimitié personnelle justifie ici que l’on puisse lancer des « enquêtes subtiles » - entendez : intrusions dans l’intimité pour constituer un dossier à charge. Voilà le sympathique Mikael devenu aussi « salopard » que ses adversaires. A son notoire insu et, ce qui est plus préoccupant, au probable insu de l’auteur du roman qui dresse jusqu’à l’ultime page un portrait flatteur de son justicier sans tache. Faudrait-il voir l’expression d’une tentation totalitaire chez Stieg Larsson ?
Stieg Larsson, histoires de style
J’ouvre le livre au hasard. Page 613. Je recopie :
« Ils se levèrent vers 10 heures, prirent une douche ensemble et s’installèrent dans le jardin pour le petit-déjeuner. Vers 11 heures, Dirch Frode appela et dit que l’enterrement aurait lieu à 14 heures et demanda s’ils avaient l’intention d’y assister.
- Je ne pense pas, dit Mikael.
Dirch Frode demanda à pouvoir passer vers 18 heures pour un entretien. Mikael dit qu’il n’y avait pas de problème. »
Et cela continue, tout au long du tome. Comme l’on ne lit éventuellement pas Stieg Larsson pour son style aérien, et que l’emploi du temps heure par heure des personnages est de la plus cinglante vacuité, l’on se demande l’intérêt d’un tel fatras que l’on croirait recopié du rapport plat et sans âme d’un gratte-papier besogneux.
A la vérité, ces phrases sans ressort et alignées avec complaisance font penser à un procédé pour tirer à la ligne, enfiler les paragraphes et les chapitres. Il serait possible de les retirer sans craindre de nuire à la structure générale de l’ouvrage. C’est dire à quel point elles sont inutiles, tant et si bien que le contenu formel de ces quelques centaines de pages se révèle en définitive bien plus faible que l’épaisseur du volume ne le laisse supposer.
L’impression est renforcée par un style souvent étrange. Beaucoup d’adverbes, des expressions bizarres, comme p. 334 : « elle dévora ses sandwiches nocturnes ». Sandwiches nocturnes ? Certes, on comprend tous les mots de cette locution, dont le sens paraît clair. Mais l’expression sonne faux. On ne dira pas, que je sache, « je mange un steak diurne » à la place de « en plein jour, je mange un steak ». Il s’agit peut-être d’un particularisme suédois que les traducteurs ont tenté de restituer en français, sans grande fortune dans ce cas.
Ailleurs, page 182, on trouve la phrase « Mikael versa un peu de lait dans une soucoupe, que son invité ne tarda pas à laper ». La tournure sans être absolument incorrecte n’est pas très heureuse. Il est recommandé de ne pas séparer « que » de son antécédent. Une phrase plus correcte, à défaut d’être plus intéressante, pourrait être construite ainsi : « Dans une soucoupe, Mikael versa un peu de lait que son invité ne tarda pas à laper ».
Ce n’est sans doute pas grand-chose, dira-t-on. Certes. Mais l’accumulation de ces petites anicroches ne fait qu’accroître au fil de la lecture le sentiment d’avoir sous les yeux un livre mal écrit, ou mal traduit. Le style emprunte parfois au langage familier, sans que l’utilité de cet usage ne soit flagrante (p. 563 : « elle sortit se balader pour balancer discrètement l’ordinateur dans l’eau sous le pont ». Pourquoi « balancer » et non « jeter » ?).
Terminons la revue de style en soulignant les banalités dont Stieg Larsson n’a pas jugé bon de se défaire : « On aurait dit qu’elle avait le pressentiment d’une catastrophe à venir » (p. 498). Lisbeth Salander quand elle monte à l’attaque : « Elle montra les dents comme un fauve. Ses yeux étaient noirs et brillants. » (p. 552).
Honnête et sans génie
Alors, Millénium 1 « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes » est-il un mauvais roman ? Non, sans qu’il ne soit un chef d’œuvre pour autant. C’est un polar dans la bonne moyenne du genre, certainement pas un sommet de la littérature.
Son problème, qui est aussi sa valeur en quelque sorte, est qu’il donne au lecteur du genre ce qu’il est en droit d’attendre. Une énigme, une enquête, du sang et du sexe, un vilain serial killer et un vilain patron, un happy end. Mais aussi : des personnages inattendus et somme toute bienvenus dans l’univers tant codifié du polar.
Faut-il prendre le temps de lire Millénium ? Les amateurs d’inattendu seront déçus. L’amoncellement de méandres, de détails inutiles et de fausses pistes dont l’auteur parsème le texte cache en réalité un solide conformisme.
Ceux qui auront prêté l’oreille sans discernement aux dithyrambes ont seront pour leurs frais : à défaut de sommet littéraire, voici un polar honnête et bien long, qui ne parvient en aucune façon à sublimer le genre.
Post scriptum 1 : la traduction
Une fois cet article en cours d’achèvement, je prends connaissance de la polémique qui opposa le critique Jacques Drillon aux traducteurs de Millénium en 2008. Ici : http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20080417.BIB1159/millenium-a-tu-et-a-toi.html . Cela me conforte dans l’idée que la traduction n’est pas irréprochable, même si J. Drillon a relevé d’autres « bourdes » que celles que je cite plus haut. Voir aussi la réponse des traducteurs sur la même page.
Post scriptum 2 : la tentation totalitaire de Stieg Larsson
Par ailleurs, j’apprends dans l’Express que Stieg Larsson (http://www.lexpress.fr/culture/livre/les-enfants-de-millenium_822924.html) s’était engagé en 1977 auprès des rebelles du Front populaire de libération en Erythrée, et désirait léguer ses biens à section communiste d'Umeea, en Suède. L’on comprend mieux la tentation totalitaire que j’avais cru entrevoir – sans doute à juste titre - en lisant Millénium.
mercredi 2 février 2011
Ce mai spun adeptii homeopatiei
... pe forumuri.
Intrebarea era: Homeopatia sarlatanie sau nu?
Distractie placuta!
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Din categoria: granulele nu contin doar apa si zahar ci contin doar zahar si apa! explicatia stiintifica o gasiti in cartea de vraji la mama omida. restu nu va spui, e secret"ca homeopatii recunosc ca e apa chioara.....vai,cum poate d-na asta sa le puna altora vb in gura.nici un homeopat nu ar zice asa ceva.cine nu are ce face,cine nu vrea si altceva si se incapataneaza sa ramana in trecut,nu are decat sa nu creada.
exista o cercetare stiintifica a unui japonez,cu fotografii ale cristalelor de apa ce isi modifica structura influentate de puterea gandului.sunt facute fotografii,au fost publicate.vor zice ca si asta e sarlatanie.
si da,exista o explicatie stiintifica pt homeopatie.granulele contin extracte nat ,lactoza,parca zahar si nu stiu daca mai e ceva.nu apa si zahar.dar credd ca mai departe stii.ce fel de extracte,etc.asa ca nu insist.explicatia stiintifica se poate gasi pe net,sau in orice carte de homeopatie.
despre experienta noastra de 7 ani cu homeopatia nu va spun ca nu va intere.sper doar sa dureze ca sa imi pot trata copii si nepotii.
si da,se poate intampla ceva daca iei mult si ceva neadecvat.dar nu se intampla ceva grav
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Citate din cartea unui medic (??) Dr Sabin Ivan, Sa ne tratam si fara medicamente. Despre "principiul contrariilor", ce-o mai fi si ala:Conform principiului asemanarilor , homeopatia foloseste numai acele remedii care pot provoca omului sanatos simptome asemanatoare cu ale bolii ce urmeaza a fi tratata. El se deosebeste fundamental de principiul contrariilor folosit de medicina clasica numita si alopatica(gr.allos=altul), care recomanda remedii contrare cauzelor care au provocat boala , cu exceptia acelora la care se impune administrarea de medicamente de substitutie: vitamine, hormoni , seruri.
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Si tot din aceeasi carte (publicata la editura stiintifica!):Dupa examinarea bolnavului , medicul prescrie unul sau mai multe remedii , dupa care ii da numeroase sfaturi: sa nu consume in timpul unui astfel de tratament antibiotice, tranchilizante, aspirina, preparate cu cortizon etc; sa renunte la cafea, tutun , pepsi , menta, sa evite atingerea granulelor homeopatice cu mana , introducandu-le din flacon direct in gura.
Ar fi putut sa adauge si: sa stea intr-un picior, sa se dea de 3 ori peste cap, sa recite seara catelus cu parul cret etc
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Biata pediatra, vrea probabil sa mai rasufle si ea:Fetitele mele nu mai stiu ce e ala un antibiotic,un paracetamol sau un ibuprofen de aproape un an de zile de cand ne tratam numai homeopat. Si amandoua fac laringita cam de 2 ori pe luna, cu haraiala in piept, tuse latratoare si tot tacamul... Si am tratat tot cu homeopate si alte afectiuni, cu succes!
Cand e ceva mai grav mergem intotdeauna si la pediatra,la consult si control, care e intotdeaua placut surprinsa de efectele homeopatelor la fete,in conditiile in care ea ne prescrie antibiotic si pe care stie ca nu-l luam ; pediatra a ajuns chiar sa ne trimita ea la dr. homeopat si sa continuam tratamentul "cu bilute".
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Ce nu ati inteles?foarte simplu: un placebo nu are nici o substanta activa, insa remediile homeopate au. De aceea functioneaza.
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o aparitie fugara a spiritului critic??Stiu ca n-am raspuns intrebarilor initiale, am citit destul de homeopatie, recunosc ca nu prea inteleg principiul de functionare (mai ales de ce cu cat diluezi mai mult cu atat efectul e mai strong ), astept si eu un raspuns care m-ar lamuri.
oh nuuu, am sperat degeaba, urmeaza recomandarea:
Daca gasiti un homeopat bun, merita! Si daca nu merge din prima, mai incercati, eu sunt convinsa ca homeopatii buni, care sa practice homeopatia clasica si sa nu faca un mix de remedii sunt rari, dar nu de negasit.
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acceptati domnilor sa fiti trasi pe sfoara de sarlatani:Asa cum noi, astia care suntem mai mult sau mai putin adepti ai homeopatiei, nu punem la zid medicina alopata si nu evidentiem interesele uriase pe care le au companiile farma de a nu-si pierde multimea de consumatori, v-as ruga politicos pe cei care sustineti medicina clasica sa nu mai denigrati homeopatia.
Cred ca unii dintre noi pur si simplu NU VOR sa accepte...
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din categoria: mergem la medic doar ca sa ii aratam ca suntem mai destepti ca eiOare nu e tot sarlatanie ce ne fac medicii de familie, ca la primele semne de amigdale marite ne dau imediat "un siropel" augmentin sau keflex- de parca ar fi ceva bunatate din categoria dulciurilor?
Odata m-am enervat si pe cont propriu am facut un snf, cand am iesit cu reteta de la doctorita. (de fapt am mes pentru altceva, dar a constatat ca are fata amigdalita). Snf-ul a iesit negativ, augmentinul l-am aruncat cu vreo 2 ani mai tarziu, ca expirase.
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Tot din categoria daca pe noi ne-a pacalit dl Boiron, de ce sa nu va pacaleasca si pe voi?Le-as propune celor care considera homeopatia o sarlatanie, sa inghita la o durere de gat sau la o tuse, macar o zi anumite preparate homeopatice ale unei companii franceze (zic de ele ca le-am incercat, eu si familia mea). Ia sa vedeti cum va faceti bine chiar si fara sa credeti in apa asta de ploaie...si da...numai prin subiectivismul care merge mina-n mina cu placebo.
Daca nu e decat apa de ploaie, deci nu are ce sa va faca rau, de ce nu incercati?
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Cat despre titlul subiectului- sarlatanie... in niciun caz. Doctorii homeopati pe care ii cunosc eu le dau si copiilor lor homeopate. Sa fii sarlatan inseamna sa inseli cu buna stiinta. Cred ca nu este cazul, totusi aici.
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Nu ma intereseaza acele articole - eu am dovezile concrete pe pielea mea si a celor din familia mea - asa ca pur si simplu nu ma intereseaza parerea ta sau a celor pe care ii citezi****
cireasa de pe tort: cugetarea medicala a anului scrisa de.... un medic! Iarna nu-i ca vara si daca nu esti viu esti mort:Sa afirmi ca homeopatia este sarlatanie mi se pare culmea ignorantei.
Sunt afectiuni vindecabile prin remedii naturiste/alopate/homeopate si afectiuni care sunt vindecabile doar chirurgical sau medicamentos.
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Sarlatanii, victimele sistemului:Oricum, homeopatia are radacini vechi si sanatoase in RO, dar nu e popularizat tocmai din cauza celor care o combat fara sa stie de fapt ce este.
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si tot acelasi medic care insista sa sa-si arate ignoranta: placebo e atunci cand ii zici pacientului "iti prescriu niste apa chioara da' tu fa-te bine ca te omor"Dar noi medicii, folosim si remediile naturiste cu foarte mare succes, fara sa ne bazam pe placebo. Ca daca ar fi doar vorba de placebo am da niste banane spunand ca au in ele un ingredient-surpriza daca sunt cumparate de la Real.
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in fata sarlataniei lui yamamota si cristalele lui homeopatia e mic copilEu una nu inteleg de ce dupa atatea "marturii" ale oamenilor cum ca homeopatia functioneaza, unii sunt "Toma necredinciosul". Si cum poti vorbi de efect placebo la bebelusi spre exemplu.
Si cum de nu e clar ca in toata chestia asta e vorba doar de interesele companiilor farmaceutice care vad ca lumea apeleaza din ce in ce mai mult la "Vrajitorie" (adica terapii complementare si neinvazive, care culmea, vindeca din interior si nu invers) si care dupa cum stim au modificat limitele minime ale colesterolului, glicemiei etc tot pentru interese proprii.
Si daca homeopatia e doar "apa chioara... picurata..." ce puteti spune despre apa lui Masaru Emoto care cristalizeaza diferit functie de informatia transmisa?
Multa sanatate tuturor!
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tot din categoria : merg la medic doar ca sa-i dau peste nas si tot la homeopat ajungBaietelul meu este foarte alergic, si raceste foarte des. Pediatra mea ii prescrie tot timpul antibiotice, dar imi spunea sa ii dau doar daca face febra. (am o farmacie de antibioice acasa, pe care bineinteles ca nu le-am folosit). )
mardi 1 juin 2010
Jocul Ultimatumului
...Sau o experienta care arata ca simtul justitiei ar putea fi universal, mostenit prin gene sau prin cultura (inca nu se stie cum)
Ii zice ultimatum pentru ca nu se face decat o singura oferta, totul sau nimic. Doi jucatori, A si B. Unul din ei , A, primeste o suma de bani, 10€ sa zicem. Ambii jucatori cunosc suma. Jucatorul A trebuie sa propuna o parte din bani jucatorului B care, in functie de cat i sa propus, poate sa accepte sau sa refuze. Daca accepta, fiecare isi pastreaza partea, daca refuza, toti cei 10€ sunt pierduti.
Logica spune ca nu ar trebui sa existe refuz, oricare ar fi suma propusa tot e mai mult decat nimic.
Rationamentul logic ar fi urmatorul: A vrea profit maxim dar daca pastreaza toti cei 10€ B va refuza fiindca el nu castiga nimic asa ca toata lumea pierde. Daca pastreaza 9€ si propune 1€ lui B, acesta din urma a trebui sa accepte ca oricum si 1€ e mai mult ca nici unul. Predictia teoriei rationale este deci ca A pastreaza 9€ si ofera 1€ lui B.
In realitate lucrurile stau total diferit. Suma propusa e mai mica sau mai mare in functie de culturi (in SUA si slovenia se propune o medie de 5/5 in timp ce Israel si Japonia propun 4/6 etc)
Motivul e simplu: daca A propune o suma prea mica, B il va "pedepsi" refuzand oferta care i se va parea injusta. Pe de alta parte, A anticipeaza aceasta logica ceea ce il face sa propuna mai mult.
Studiile arata ca numai adultii autisti fac tranzactia 9€/1€.
Comportamentul lui B poate fi calificat de "irational" economic. Insa o asemenea reactie poate fi datorata evolutiei pentru ca tipul acesta de comportament poate fi benefic pe termen lung.
Alte studii au aratat ca la barbatii care refuza oferta testosteronul se gaseste in concentratii mai mari decat la cei care o accepta. Asta arata ce cei mai "barbati" sunt cei tolereaza cel mai putin ofertele injuste. Si cum hormonul asta e legat direct de comportamentul de mascul dominant, concluzia ar fi ca oferta e refuzata de teama pierderii unei pozitii sociale.
Pana la urma si economia e influentata tot de hormoni dar si de ... spiritul de turma ca in videoul de mai jos:
Ii zice ultimatum pentru ca nu se face decat o singura oferta, totul sau nimic. Doi jucatori, A si B. Unul din ei , A, primeste o suma de bani, 10€ sa zicem. Ambii jucatori cunosc suma. Jucatorul A trebuie sa propuna o parte din bani jucatorului B care, in functie de cat i sa propus, poate sa accepte sau sa refuze. Daca accepta, fiecare isi pastreaza partea, daca refuza, toti cei 10€ sunt pierduti.
Logica spune ca nu ar trebui sa existe refuz, oricare ar fi suma propusa tot e mai mult decat nimic.
Rationamentul logic ar fi urmatorul: A vrea profit maxim dar daca pastreaza toti cei 10€ B va refuza fiindca el nu castiga nimic asa ca toata lumea pierde. Daca pastreaza 9€ si propune 1€ lui B, acesta din urma a trebui sa accepte ca oricum si 1€ e mai mult ca nici unul. Predictia teoriei rationale este deci ca A pastreaza 9€ si ofera 1€ lui B.
In realitate lucrurile stau total diferit. Suma propusa e mai mica sau mai mare in functie de culturi (in SUA si slovenia se propune o medie de 5/5 in timp ce Israel si Japonia propun 4/6 etc)
Motivul e simplu: daca A propune o suma prea mica, B il va "pedepsi" refuzand oferta care i se va parea injusta. Pe de alta parte, A anticipeaza aceasta logica ceea ce il face sa propuna mai mult.
Studiile arata ca numai adultii autisti fac tranzactia 9€/1€.
Comportamentul lui B poate fi calificat de "irational" economic. Insa o asemenea reactie poate fi datorata evolutiei pentru ca tipul acesta de comportament poate fi benefic pe termen lung.
Alte studii au aratat ca la barbatii care refuza oferta testosteronul se gaseste in concentratii mai mari decat la cei care o accepta. Asta arata ce cei mai "barbati" sunt cei tolereaza cel mai putin ofertele injuste. Si cum hormonul asta e legat direct de comportamentul de mascul dominant, concluzia ar fi ca oferta e refuzata de teama pierderii unei pozitii sociale.
Pana la urma si economia e influentata tot de hormoni dar si de ... spiritul de turma ca in videoul de mai jos:
dimanche 30 mai 2010
lundi 24 mai 2010
mercredi 19 mai 2010
lundi 17 mai 2010
Spre casa
Gata mica vacanta, trebuie sa o luam spre casa. Desi e doar sambata si am putea sa mai ramanem nu vrem sa prindem aglomeratia de intoarcere din weekendul prelungit. Alex ar vrea sa mai stam, ii place in calatorie si la hotel. Ca si mie dealtfel desi acum am grija pisoilor ramasi inchisi in casa plus ca a doua zi suntem invitati.
Dupa alt mic dejun copios (acuma trebuie sa scap de kilele in plus, of) ne instalam in masina si incepem lungul drum catre casa. Spre iesirea din oras il mai admiram odata pe omuletul Michelin si in acelasi timp ne amintim ca ar trebui sa luam un mic cadou pentru gazdele la care suntem invitati a doua zi. E cam tarziu acum sa mai cautam in Clermont-Ferrand, consultam gps-ul si zicem ca n-ar fi rau sa facem un tur prin Vichy, e un oras turistic si sigur gasim ceva. Vichy e doar la o ora de Clermont, nu o sa se faca vremea pranzului, pentru asta aveam planuit un alt sat, "unul din cele mai frumoase sate din franta" dupa parerea lui A..
Zis si facut, dupa vreo ora suntem in Vichy. Orasul arata ca o statiune termala din filmele de epoca, sa zicem ca un fel de herculane ingrijit si curat. Imobile cu balcoane din fier, un parc central cu chiosc si manej, alei cu copertine, casino, blocuri ingrijite. Se simte mirosul banilor. Cautam loc de parcare asa ca facem turul parcului central. In fata noastra o masina gaseste un loc liber, noi ne uitam invidiosi dupa ea. Insa stupoare, constatam ca din masina se extrag cu nonsalanta nimeni altii decat deja celebrul cuplu din Vierzon!! E posibil asa ceva? care e probabilitatea sa-i gasim si aici? Deja incepem sa devenim paranoici...
Gasim si noi un loc de parcare si o luam la pas prin oras. In fata unui chiosc de ziare dam din nou peste cuplul cu pricina, nici macar nu ne mai mira.
Gasim cadoul, mirosim celebrele pastile de Vichy, Alex vrea la pipi, ne precipitam intr-un "salon de thé" (un fel de cofetarii, sunt la tot pasul in statiunile "termale", villes d'eau cum le mai zice pe aici), nu avem incotro si comandam niste sucuri si o cafea. Interiorul e chic, se simte iarasi mirosul banilor.
Ne apropiem de pranz, ne hotaram sa ramanem sa mancam aici ca sa nu mai trebuiasca sa ne oprim mai tarziu. Lasam "cel mai frumos sat din Franta" pentru o alta ocazie. Cautam un loc unde sa mancam, dam numai peste restaurante chic, nu avem chef si timp de asta acuma. Intram intr-un restaurant specializat in "tartine" dar nu erau locuri asa ca suntem salutati cu un "au revoir" rece si dezagreabil. In general orasul are o atmosfera snoaba si dezagreabila in ciuda aspectului placut al cladirilor. Sau poate tocmai de aia.
Intram intr-un bistrou alaturi, aceeasi primire rece, mancarea fara gust, prea consistenta si cu prea multa grasime chiar daca era vorba de foie gras si magret de canard. Platim si plecam cat mai repede, "A dieu" Vichy, nu cred ca o sa mai calcam pe acolo prea curand.
Nici nu iesim bine pe autostrada ca se aprinde beculetul rosu de la benzina, ma apuc sa caut pe gps statiile cele mai apropiate, prima e la vreo 50km. Aajungem la statia de benzina, Alex doarme dusa in scaunul ei, A. se autoserveste de la pompa iar eu profit sa merg la toaleta. Cand ies din cabina, raman traznita, in fata usii, asteptandu-si randul, e femeia din Vierzon!! Deja e prea mult, raman cu gura cascata dupa usa care se inchide in fata mea, femeia intra si ea in aceeasi cabina ...
Ies la masina, ii povestesc repede lui A. dar el era deja la curent, mustaciosul isi fuma trabucul in fata noastra, lipit de un stalp. Incredibil, bine ca nu sunt superstitioasa altfel cine stie ce mi-ar fi trecut prin cap.Hahaha, si cand ma gandesc cum ii catalogasem ca un cuplu de provinciali care ies odata pe saptamana la un restaurant din Vierzon...
Nu am mai facut nici o pauza pana acasa altfel poate ii vedeam iar. Dealtfel daca ma uit pe geam acum ......:))
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